Jacques Rioland, historien basé à Eaubonne, fera partager avec l’auditoire, l'extraordinaire histoire de Michel Regnaud de Saint-Jean d'agnély, éminence grise de Napoléon 1er .
Michel Regnaud a un temps vécu au Château de la Chaumette à Saint-Leu ("École du Rosaire"), puis dès 1800, au pavillon Saint-Lambert à Eaubonne ("Château Philipson"), pour finir en 1806 à
l’ancienne abbaye du Val, l'Isle Adam, qu'il transforma en résidence somptueuse.
En 1789, Michel Regnaud, élu député du Tiers Etat par la commune de Saint-Jean d'Angély, et brillant orateur, se retrouve au premier plan pour initier les grandes réformes votées par l'Assemblée.
Dans la tourmente révolutionnaire, Il fait tout pour que la France n'entre pas en guerre et, devant l'échec de celle-ci, il se joint aux gardes nationaux pour protéger la famille royale des émeutiers de juin 1792.
Déclaré proscrit en 1792 il est obligé de vivre caché pour échapper à la Commune insurrectionnelle et trouve refuge pendant les années de la Terreur, à Saint-Leu, dans le domaine de La Chaumette.
En 1796, le général Bonaparte repère lors de sa campagne d'Italie, ses capacités exceptionnelles et en fait son homme de confiance, son porte-parole et l'acteur majeur de la rénovation des institutions françaises. Michel Regnaud fut admis dans presque tous ses conseils de Napoléon1er qui le chargera fréquemment de porter la parole au Sénat et au Corps législatif pour les levées d'hommes, et pour la défense de sa politique intérieure et extérieure.
Michel Regnaud est l'un des principaux acteurs du Code Civil de 1804, du Code de commerce et des conseils des prud’hommes.
En 1815 après l'abdication de Napoléon 1er, Michel Regnaud s’exila aux États-Unis pour y revenir en 1817, où il dû s'exiler à nouveau avec son épouse Laure de Bonneuil en 1818, suite à un différend avec le roi Louis XVIII, senti offensé dans ses écrits à son époux.
Suite à l'ordonnance de 1819 portant sur le retour des exilés, Michel Regnaud est revient en France mais meurt dès son arrivée, épuisé par le voyage.